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Midi Minuit : le nouveau format de Francetv Slash pour réinventer l'interview ?

Au menu cette semaine, une interview avec Nathan Morfoisse, visage du nouveau format de Francetv Slash. Une autre vision de l'interview, qui reprend beaucoup aux codes d'Internet 👀 On vous emmène aussi dans les coulisses de Radio France, où l'IA aide à rendre plus accessibles les programmes audio. Pour le décryptage de cette semaine, on a échangé avec Maxime Ferrer, data-journaliste aux Décodeurs du Monde sur les couleurs utilisées par le journal pour représenter chaque parti politique Et pour finir, les trois recommandations de la Media'Tech, édition spéciale photo !

L’édito

En 2026, les Jeux d’hiver ne se regardent plus seulement, ils se vivent. Pour couvrir les Jeux Olympiques d’hiver 2026, France TĂ©lĂ©visions dĂ©ploie un dispositif XXL. Plus qu’une couverture Ă©vĂ©nementielle, le groupe audiovisuel public revendique « une expĂ©rience continue et rĂ©solument interactive.»

Pierre angulaire de ce dispositif : le lancement d’une chaĂźne numĂ©rique 100 % sport, accessible 24 heures sur 24. Un choix qui s’inscrit dans la continuitĂ© des prĂ©cĂ©dentes olympiades, mais qui acte dĂ©finitivement la fin du modĂšle unique de la grande soirĂ©e tĂ©lĂ©. CompĂ©titions en direct, temps forts, analyses, coulisses, dĂ©cryptages
 France TV aligne sa couverture sur la fragmentation des usages, en misant sur l’abondance de contenus et la disponibilitĂ© permanente.

LĂ  oĂč le dispositif cherche Ă  faire la diffĂ©rence, c’est du cĂŽtĂ© de l’interaction. Sur le direct france.tv, les tĂ©lĂ©spectateurs accĂšdent en exclusivitĂ© Ă  un live chat baptisĂ© « La Live Zone ». Les internautes peuvent Ă©changer en temps rĂ©el avec journalistes et consultants, poser leurs questions, rĂ©agir Ă  chaud, partager leurs Ă©motions. Le spectateur devient acteur du rĂ©cit, invitĂ© Ă  dialoguer avec ceux qui fabriquent l’information. Rien de radicalement inĂ©dit Ă  l’ùre des rĂ©seaux sociaux, mais un signal fort : reprendre la main sur la conversation, plutĂŽt que de la laisser se dĂ©rouler ailleurs.

Faut-il y voir une innovation Ă©ditoriale majeure ou l’aboutissement naturel d’une tĂ©lĂ©vision qui s’hybride avec les codes du numĂ©rique ? Sans doute un peu des deux. France TV ne rĂ©invente pas la couverture des Jeux, mais fait un choix clair : placer l’expĂ©rience utilisateur au premier plan.

Au menu aujourd’hui


  • Une interview de Nathan Morfoisse, visage du nouveau format de France TV Slash Midi Minuit

  • 1,2,3 IA : Quand Radio France utilise l’IA pour retranscrire

  • Le dĂ©cryptage : Cartographie Ă©lectorale : 50 nuances de couleurs politiques

  • Les recos, Ă©dition spĂ©ciale photo !

Midi Minuit, le nouveau format signĂ© Francetv Slash : quand le service public teste les codes d’Internet

Nathan Morfoisse est crĂ©ateur de contenu, visage du nouveau format Midi Minuit diffusĂ© par France TV Slash. Pendant 12 heures, il suit un-e invitĂ©-e dans sa journĂ©e, dans ses rendez-vous, lors de ses sorties avec ses proches, etc. L’objectif : montrer une facette plus naturelle de l’artiste.

Tu dis que tu n’es pas journaliste mais plutĂŽt un « ami pendant 12 heures ». Comment trouves-tu un Ă©quilibre entre proximitĂ© et exigence Ă©ditoriale ? Et si tu ne te dĂ©finis pas comme journaliste, comment te dĂ©finis-tu ?

Je ne me considĂšre pas comme journaliste, parce que c’est un vrai mĂ©tier avec une formation prĂ©cise, et surtout une posture particuliĂšre. Moi je viens plutĂŽt de la communication et du marketing. J’ai fondĂ© en 2021 Pipole, une boĂźte de production de contenus pour le digital.

Sur Midi Minuit, je dirais que je suis plutĂŽt animateur, crĂ©ateur de contenu. Mon rĂŽle, c’est que l’invitĂ© se sente assez Ă  l’aise pour se livrer. J’essaye de mettre en avant une vraie interaction humaine, loin de ce que les artistes ont l’habitude de faire quand ils sont en promo : par exemple, dans l’épisode avec Fianso, on passe parfois du coq Ă  l’ñne, d’un sujet un peu deep comme sa relation avec ses enfants, Ă  une Ă©norme blague. Mais c’est comme ça que ça se passe dans la vraie vie quand on parle avec ses potes !

Midi Minuit assume des codes trÚs « Internet », ça fait presque un peu vlog. Pourquoi ce choix, surtout pour un média comme France Télévisions ?

Ça n’a pas Ă©tĂ© Ă©vident au dĂ©part, parce qu’avec beaucoup des dĂ©cideurs de France TV, on ne vient pas de la mĂȘme gĂ©nĂ©ration. Ils ont grandi avec la tĂ©lĂ©, avec l’idĂ©e qu’un programme de qualitĂ© doit ĂȘtre propre, bien cadrĂ©, bien Ă©clairĂ©. Moi, j’ai grandi avec Internet, oĂč ce qui marche, c’est souvent l’inverse : le naturel, l’authentique, le pas parfait. Un cadre un peu bancal comme au dĂ©but de l’épisode avec Swann PĂ©rissĂ©, un langage plus familier, une camĂ©ra qui tremble : pour beaucoup, ça raconte quelque chose de plus rĂ©el qu’un plateau ultra-lĂ©chĂ©.

J’ai tournĂ© plusieurs pilotes, et France TV a vu que le fond et la forme correspondaient aux attentes du public. Ça a pris du temps, mais ils ont fini par comprendre que ces codes-lĂ , ce n’est pas du bĂąclĂ© : c’est un langage diffĂ©rent. Et c’est lĂ  que les mĂ©dias traditionnels ont une vraie carte Ă  jouer : accepter de parler la langue d’Internet sans singer Internet.

Dans Midi Minuit, tu es trĂšs prĂ©sent Ă  l’image. Tu tournes tout seul, sans Ă©quipe, avec la camĂ©ra au bout de ton bras. Est-ce que pour toi cette incarnation est devenue centrale ?

Aujourd’hui, beaucoup de personnes ont du mal Ă  regarder des contenus qui ne sont pas incarnĂ©s, elles ont envie de suivre des gens. Par exemple, Hugo DĂ©crypte, s’il marche aussi bien, ce n’est pas que pour l’info, c’est aussi parce qu’on reconnaĂźt son visage. Ça instaure un lien de confiance.

Moi, je ne veux pas ĂȘtre le personnage principal, mais plutĂŽt le lien entre le viewer et l’invitĂ©. Je suis un mec normal, j’ai une vie normale, je parle comme les 18–30 ans : ça permet aux spectateurs de se projeter. Ce n’est pas du narcissisme : c’est une maniĂšre de rendre le contenu plus accessible, plus humain.

Pourquoi avoir décidé de faire un long format (entre 30 et 40 minutes) ?

C’est vrai que le succĂšs des reels Instagram ou de Tik Tok raconte quelque chose sur notre maniĂšre de consommer les mĂ©dias aujourd’hui. Mais pour moi, si le contenu est bon, la durĂ©e n’est pas importante. Sur YouTube, des crĂ©ateurs comme Squeezie font des vidĂ©os d’1h30 et ça marche trĂšs bien. C’est lĂ  que le montage est trĂšs important. Avec ma monteuse, on a créé une mĂ©canique de rythme : quand ça devient un peu trop calme, on relance, on remet une blague, une respiration, une micro-tension. On laisse des silences seulement quand ils ont du sens, aprĂšs des moments trĂšs intimes ou trĂšs forts.

Par contre, aujourd’hui, tu ne peux plus penser un programme sans penser sa dĂ©clinaison en extraits de quelques secondes que tu postes sur les rĂ©seaux sociaux. Le long format vit grĂące au court, et le court n’a de sens que s’il renvoie vers quelque chose de plus profond. Tout est interdĂ©pendant.

Est-ce que tu penses que la télévision manque de naturel ou de liberté dans le ton ?

Ça avance, mais lentement. France TĂ©lĂ©visions vient du linĂ©aire, avec des contraintes trĂšs fortes, et en plus c’est de l’argent public. Donc ils font beaucoup plus attention que des crĂ©ateurs de contenus sur le numĂ©rique. Moi, j’essaie de les emmener sur des terrains un peu plus engagĂ©s, un peu plus rugueux. J’aimerais que Midi Minuit ne soit pas que du divertissement, mais aussi un espace pour poser des questions de fond, sur la paternitĂ©, la religion, la sociĂ©tĂ© par exemple. Le format pourrait ĂȘtre encore plus naturel que ce qu’on montre aujourd’hui, mais je sais que ça va prendre du temps.

À l’avenir, j’aimerais mĂȘme aller encore plus loin sur le concept du « naturel » : faire un live de plusieurs heures par exemple, comme je viens de Twitch Ă  la base. Mais ça implique des dĂ©fis tant techniques que Ă©ditoriaux, donc on travaille encore dessus. Pour bientĂŽt j’espĂšre !

Quand Radio France utilise l’IA pour retranscrire

« L'IA est un outil, pas une voix.» Le 13 fĂ©vrier dernier le journalisme Ă©tait Ă  l’honneur avec la JournĂ©e mondiale de la radio. Et cette annĂ©e, le thĂšme phare choisi par l’Unesco Ă©tait l’intelligence artificielle, comme « un outil, pas une voix ». Ce mantra, le groupe Radio France l’a bien compris. Depuis 2024, ils ont intĂ©grĂ© l’IA dans leur quotidien, et cela passe
 par l’écrit. Alors non, ce n’est pas la fin de l’audio au profit de la presse Ă©crite (mĂȘme si les radios ont investi le domaine des articles web depuis l'arrivĂ©e d’internet) mais cette IA, plus connue sous le nom de Whisper, est un outil pour retranscrire automatiquement ce qui est prononcĂ© Ă  l’antenne. Pour faire simple, on assiste Ă  l’apparition de sous-titres. L’idĂ©e peut sembler simple mais elle est trĂšs novatrice et elle sert Ă  la fois l’audience et Ă  la fois aux journalistes.

Pour une radio plus accessible

Tout d’abord, l’audience. En France, 7 millions de personnes sont dĂ©ficientes auditives en France. Soit 7 millions de personnes qui ont du mal ou qui ne peuvent pas Ă©couter la radio. Alors, dans une dĂ©marche d’amĂ©lioration d’accessibilitĂ© numĂ©rique, Radio France a retranscrit presque l’intĂ©gralitĂ© de ses programmes. France Inter, France Info ou l’une des 44 antennes « ici », toutes sont concernĂ©es. Aujourd’hui, on parle de « 800 000 Ă©pisodes audios qui remontent jusqu’à 2008 » explique Florent Latrive dans une courte vidĂ©o, le directeur adjoint de l'information de Radio France. GĂ©olocalisation, datation, reproductibilité  les techniques de fact-checking de l’OSINT sont mises Ă  mal par l’IA.

Comprendre les dynamiques locales

De l’autre cĂŽtĂ©, pour les journalistes, cette retranscription en continue permet de faire un compte rendu de ce qui a Ă©tĂ© dit Ă  l’antenne, et notamment par les auditeurs. Un outil trĂšs pratique, tout particuliĂšrement pour les locales d’« ici » car il permet de dĂ©tecter des « signaux faibles ». Soit, une tendance, une tension, une prĂ©occupation des auditeurs, qui peut varier d’un territoire Ă  l’autre et qui aurait pu Ă©chapper Ă  l’oreille du journaliste. À Radio France, l’IA n’a donc pas remplacĂ© la voix : elle l’a rendue plus audible.

Cartographie Ă©lectorale : 50 nuances de couleurs politiques

À l’approche des Ă©lections municipales, je me suis souvenu du choc face Ă  la carte du Monde, presque entiĂšrement marron lors des Ă©lections lĂ©gislatives de 2024. La couleur interpelle. Je me suis demandĂ© pourquoi le Rassemblement national Ă©tait reprĂ©sentĂ© ainsi par la rĂ©daction. J’ai appelĂ© Maxime Ferrer, data-journaliste aux DĂ©codeurs, et on a parlĂ© de la reprĂ©sentation des rĂ©sultats Ă©lectoraux et des couleurs politiques.

À chaque Ă©lection, Le Monde redonne un coup de propre aux couleurs donnĂ©es aux candidats par le ministĂšre de l’IntĂ©rieur

Au Monde, on ne prend plus l’étiquetage du ministĂšre de l’IntĂ©rieur quand il s’agit de qualifier l’appartenance politique des candidats Ă  une Ă©lection. Cette nomenclature peut regrouper vingt-cinq nuances, depuis l’extrĂȘme droite jusqu’à l’extrĂȘme gauche, elle s'appuie pour cela sur les partis et courants majoritaires au niveau national avant l’élection. Maxime Ferrer, data-journaliste aux DĂ©codeurs du Monde depuis 2016, raconte :« Le nuancier fait par le ministĂšre n’est gĂ©nĂ©ralement pas reprĂ©sentatif de la rĂ©alitĂ© politique du pays. L’un des biais les plus connus est celui du candidat qui se dĂ©clare “divers droite” voire “divers centre” alors qu’il est d’extrĂȘme droite. Quand cela est possible, comme par exemple pour les lĂ©gislatives, nous analysons un par un tous les candidats pour savoir qui ils sont, dans quels rĂ©seaux ils Ă©voluent, et on leur attribue ensuite une nuance politique “Le Monde”. Cela permet d’avoir une analyse beaucoup plus fine, plus nuancĂ©e Â».

AprĂšs ce travail de vĂ©rification, le choix des couleurs pour reprĂ©senter les rĂ©sultats sur une carte est autant politique qu’esthĂ©tique pour Maxime Ferrer : « On s’adapte en fonction du contexte politique : lorsque Emmanuel Macron a Ă©mergĂ©, les centristes existaient encore donc comment les diffĂ©rencier ? Comment les “coloriser” ? C’est une matiĂšre extrĂȘmement mouvante qu’il faut retravailler Ă  chaque Ă©lection. Ensuite, il y a une discussion entre les directions Ă©ditoriales et artistiques du journal sur le choix des couleurs.»

La couleur du RN : diffĂ©rencier la droite de l’extrĂȘme droite mais pas seulement

Maxime Ferrer l’affirme : la palette n’est pas fixĂ©e et les choix de couleurs changent sur les cartographies Ă©lectorales en fonction du contexte mais « il y a toujours un hĂ©ritage : le PS est en rose et la droite en bleu. Comme il y a plusieurs partis situĂ©s Ă  l’extrĂȘme droite, il faut ĂȘtre en mesure de les diffĂ©rencier et nous avons fait le choix de les reprĂ©senter sur une gradation de marron. Cette couleur nous permet de faire une distinction entre la droite et l’extrĂȘme droite. Elle sert aussi Ă  nuancer les diffĂ©rents courants d’extrĂȘme droite : le RN et ReconquĂȘte! sont reprĂ©sentĂ©s dans deux marrons diffĂ©rents. Â»

Le noir et le marron sont depuis des dĂ©cennies des couleurs associĂ©es aux fascistes et aux nazis. Les « chemises brunes Â» des nazis, ou les chemises « noires » de Mussolini en sont les symboles. Il y a dix ans, Arnaud Mercier, professeur Ă  PanthĂ©on-Assas, s’inquiĂ©tait auprĂšs de Slate de la normalisation du RN dans les mĂ©dias, oĂč sa reprĂ©sentation en bleu laissait entendre qu’il s’inscrivait dans un continuum politique allant de la gauche Ă  la droite. Pour les Ă©lections rĂ©gionales de 2015, le Front national Ă©tait alors reprĂ©sentĂ© en bleu foncĂ© sur les cartes du Monde. DĂšs lors, choisir de reprĂ©senter ce parti en marron ou en noir c’est le sortir du spectre traditionnel entre rouge et bleu. Un choix que fait la rĂ©daction du Monde depuis l’élection prĂ©sidentielle de 2017.

Pour l’édition de de cette semaine, la MĂ©dia’tech a sorti sa camĂ©ra pour vous faire dĂ©couvrir l’actu autrement, Ă  travers trois recos axĂ©es photos !

SPOT, le média éclectique qui démocratise la photo tout en parlant aux pro

Des photos, il y en a partout. Mais Ă  quand remonte la derniĂšre fois que vous avez vu passer une belle photo, au sens artistique et esthĂ©tique du terme ? Si vous n’avez pas la rĂ©ponse, la MĂ©dia’tech vous conseille d’aller faire un tour sur le compte Instagram du mĂ©dia SPOT, créé en 2023.  GrĂące Ă  des publications qui font rimer photographies avec actualitĂ©s, pop culture et faits de sociĂ©tĂ©, le mĂ©dia sort la photo esthĂ©tique de sa tour dorĂ©e, et ça fait du bien Ă  nos mirettes. En vous baladant un peu, vous pourrez tout aussi bien entrer dans les coulisses d’une cover de ThĂ©odora, que vous plonger dans l’actualitĂ© autrement en dĂ©couvrant une pellicule contenue dans les fichiers Epstein.

Et pour les plus passionnés, le média propose des interviews et des vidéos pédagogiques sur sa chaßne youtube, tandis que les photographes sont invités à rejoindre un canal discord, sur lequel des concours sont organisés chaque semaine. A vos clichés !

Dans Les Jours,  la photo comme information, pas comme illustration

Vous connaissez peut-ĂȘtre le mĂ©dia indĂ©pendant Les Jours pour son approche sĂ©rielle et narrative de l’information. Ce que vous savez probablement moins, c’est que ce pure player est un des seuls mĂ©dias web Ă  accorder une place de choix Ă  la photographie, avec un service photo constituĂ© d'iconographies pour sĂ©lectionner soigneusement les clichĂ©s qui accompagnent les articles. Et ça se voit : les photos ne font pas uniquement figure d’illustration, mais dĂ©livrent une vĂ©ritable information au lecteur, tout en permettant une meilleure immersion dans le rĂ©cit.

« Polka sur les ondes » : la photo
 en radio !

On peut dire d’une photo qu’on l’observe. Qu’on la regarde. Qu’on l’admire, mĂȘme. Mais Ă©couter une photo ? Cela ne vous viendrait pas Ă  l’idĂ©e, et nous non plus. Pourtant, c’est le pari de la chronique « Polka sur les ondes », qui illustre et explique l’actualitĂ© Ă  partir d’une photographie, tous les mercredis matin sur TSF Jazz. L’idĂ©e pourrait paraĂźtre absurde, elle est pourtant lumineuse (ou mĂ©lodieuse ?), tant elle permet de rendre l’actualitĂ© plus tangible, dans une sorte de synesthĂ©sie qui ne fait pas de mal Ă  notre imagination.